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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 16:42

Celui qui filme aujourd'hui avec son portable, son appareil photos ou un caméscope, ne connait pas son bonheur. Les premiers cinéastes devaient se soumettre à des contraintes que les amateurs de films n'imaginent pas. Ils devaient transporter et manipuler des matériels encombrants. Ils devaient d'abord prendre la précaution de mettre la bobine dans le magasin débiteur à l'abri de la lumière pour éviter d'impressionner la pellicule avant de filmer. L'opérateur tirait ensuite une cinquantaine de centimètres de film pour le placer dans le dispositif de déroulement, galets d'entrainement, couloir de perforations, tout en prenant soin de pratiquer une boucle en amont et en aval du cadre pour éviter que le passage en saccades, image par image du film, ne tire trop sur la pellicule et ne provoque des cassures. Ces cinquante centimètres étaient évidemment gâchés. L'extrémité du film était placée dans le magasin récepteur. La porte de celui-ci ne devait être ouverte en aucun cas avant le passage au laboratoire.

 

L'appareil était fixé solidement sur un support afin d'éviter des vibrations. L'opérateur faisait la mise au point à l'aide d'un verre dépoli qui remplaçait le film, ou sur une partie de la pellicule qui était alors exposée à la lumière et perdue. Cette mise au point n'était valable que lorsque le sujet ne se déplaçait pas. Dans le cas contraire, c'était plus compliqué.

Appareil de prises de vues Pathé. En haut, les magasins. A gauche, le viseur. A droite, la manivelle de déroulement. A la base, la plate-forme panoramique.

Quand il était prêt, l'opérateur tournait la manivelle. Il s'agissait d'une opération qui demandait beaucoup plus de dextérité qu'il n'en paraît. Il fallait tenir le rythme de deux tours à la seconde de manière constante, si on voulait éviter d'avoir des sujets qui ralentissaient ou accéléraient de manière impromptue. Il fallait absolument éviter les gestes saccadés et les changements de rythme. Comme si cela n'était pas assez compliqué, l'opérateur devait aussi assurer les mouvements de caméras, panoramiques et autres, en fonction de la scène filmée. Pour cela, il devait tourner une autre manivelle à un rythme différent. Essayez de vous taper sur la tête d'une main et de tourner l'autre sur votre poitrine. Vous constaterez que cet exercice qui paraît relativement simple, demande une forte concentration. Il arrivait parfois qu'il fallait tourner plusieurs manivelles pour les mouvements de caméra, par exemple, lorsqu'il fallait suivre un avion dans le ciel. L'opérateur était alors aidé par un assistant.

 

Ce travail demandait beaucoup de patience, d'habileté et de dextérité.

 

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Published by Daniel Granval - dans CINEMA
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commentaires

Angeline 01/04/2017 14:20

j'aime me promener ici. un bel univers.Venez visiter mon blog

Angelilie 23/03/2017 18:18

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une découverte et un enchantement. N'hésitez pas à venir visiter mon blog. au plaisir

Daniel Granval 23/03/2017 18:27

Merci Angelilie.
Je vous rendrai visite très prochainement.