Dimanche 10 février 2008
                                                                     Extrait du livre "Les tournages de films dans le Nord - Pas de Calais"
                                                                                         Sortie prévue 2ème semestre 2008 ou 1er semestre 2009.

ON GARDE LA SOIREE SPECIALE, LE TGV MAIS PAS L’BARAQUE A FRITES
 
            Une vive polémique a fait parler du film « Bienvenue chez les ch’tis », une dizaine de jours avant sa sortie dans le Nord. Daniel Percheron, Président du Conseil Régional, a présenté au vote des élus, une dépense de 600 000 € dans le but de profiter de la sortie de ce film évènement pour lancer une campagne promotionnelle de la région. Notamment, une soirée spéciale était prévue pour une avant-première le 18 février au Nouveau Siècle à Lille. Un TGV devait être affrété pour amener l’équipe du film de Paris. Une baraque à frites sans frites devait être installée sur le quai de la gare.
 
            De nombreux élus se sont opposés à ce projet. L’UMP, les verts, les communistes, soutenus par deux centristes se sont alliés pour voter contre, tandis que les socialistes obtenaient l’appui du Front National en faveur du projet. Un nouvel exploit pour Dany Boon qui montrait ainsi une grande capacité à faire valser les couleurs.
 
            Finalement, la version initiale a été modifiée. La soirée spéciale et le TGV furent maintenus mais nous ne savons pas ce qu’il advint de l’baraque à frites. Par contre des droits à l’image ont été achetés au producteur pour réaliser des spots de promotion en faveur de la région.
 
            Le communiste Eric Renaud, estimait qu’il s’agissait d’un cadeau à Pathé productions. Il posait la question de savoir si Dany Boon n’utiliserait pas une partie de cet argent pour se payer de bonnes vacances avec son grand ami Arthur ? Outre, cette réflexion d’un goût douteux, il eut le mérite de suggérer que la région achète plutôt cent mille places de cinéma pour que les familles défavorisées puissent voir le film.
 
            Il est vrai que Percheron avait trouvé un argument solide : si la région verse chaque année 400 000 € pour le Paris - Roubaix qui valorise « l’enfer du Nord », pourquoi pas 600 000 € occasionnels pour un film qui en fait la promotion ? Mais qu’est-ce qui oblige Percheron à donner une telle somme pour le Paris – Roubaix, alors que le livre "Histoire des cinémas du Nord - Pas de Calais" que j'ai édité en 2005 et qui valorisait la région n'a pas eu un centime du Conseil Régional ? Aucun effort n'a été fait, même pas sous forme d'achats en nombre.
 
DANY BOON A SNOBE LES SALLES DE PROXIMITE
 
            Ce qui est plus regrettable que cette histoire de choix politique dans la promotion de la région, c’est l’absence du réalisateur dans les petites salles de proximité. Elles ont été nombreuses à le solliciter mais ce sont les multiplexes : Hénin Beaumont, Lille, Coquelle, Liévin, etc. qui ont bénéficié de sa visite lors d’avant premières qui se sont faites en janvier. Cela est d’autant plus étonnant de la part de Dany Boon, qu’il a fait lui-même l’expérience avec « Joyeux Noël » que les petits cinémas comme Saint Pol sur Ternoise étaient capables d’attirer du public lorsqu’on leur faisait confiance.
- Publié dans : CINEMA
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 7 février 2008
desin-connard.jpg
Trois jours d'exclusion pour un sale gamin, mal élevé et qui s'en fout totalement contre 24 h d'humiliation en garde à vue pour un enseignant qui n'est pas habitué à maltraiter les élèves et qui reçoit leur soutien. C'est là un des paradoxes d'une société hypocrite et complètement déphasée. Après, on se plaindra que des voyous saccagent la gare du Nord et brûlent des voitures et pillent les commerçants dans les quartiers. Nous vivons dans un monde de la toute puissance des voyous et de l'impuissance des adultes. Je suis responsable d'un établissement social, je prône le respect des enfants, mais si nous n'accordons pas le droit aux éducateurs, aux enseignants à de tels actes isolés et exceptionnels, il ne faudra pas s'étonner que les adultes démissionnent. J'invite tous les professionnels qui s'occupent d'enfants et de jeunes à se mobiliser par solidarité avec cet enseignant et bravo aux élèves, aux enseignants et aux parents de Berlaimont qui n'ont pas tardé à le faire. Voilà pour une fois une bonne raison de grève et de mobilisation...
- Publié dans : daniel.granval
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 26 janvier 2008

          Sources : Georges Besset « 100 ans de cinéma à Dunkerque ».

 

            La première séance cinématographique eu lieu à Dunkerque en juin 1900 derrière le palais de justice. Le prix de la place était de un franc. Ce cinéma ambulant resta une semaine à raison de deux ou trois représentations de 45 minutes par soirée. Après son départ, les Dunkerquois attendront 18 mois pour goûter à nouveau ce plaisir.

 

            En 1901, quelques cafés, espèrant augmenter leurs chiffres d’affaires, organisaient des projections. Malheureusement pour eux elles étaient déficitaires.

 

            Le 31 décembre 1902 le cinématographe Lumière visite la ville.

 

           Le pionnier du cinéma dunkerquois est un forain, M. Pessey, propriétaire de l’établissement forain «  Au Moulin Rouge ». Lors de la foire d’hiver, il installe dans sa loge un cinématographe. On note aussi lors des nombreuses fêtes foraines de cette Belle Epoque la présence des cinématographes Camors et Marescaux, notamment lors de la foire d’hiver 1906 sur la place de la République et la place Jean Bart… Le cinématographe s’épanouit aussi dans les cafés, notamment rue de la Maurienne, mais aussi un café rue des Pierres ( l’actuelle rue du Maréchal French ), et un autre Place d’Armes, le « Grand Cinéma Brasserie », à droite de la mairie. L’établissement est tenu par M. Laurette et il propose aux clients d’une chope l’occasion de voir quelques vues animées, accompagnées par un piano électrique.

 

            Le premier cinéma en dur qui s’installe à Dunkerque est L’Impérator en avril 1904 dans la salle Sainte Cécile. Peu de temps après, cette salle devient l’ « Omnia Cinéma Pathé ». Les projections sont issues de la firme au coq qui rayonne alors sur la production cinématographique mondiale, mais elles proposent aussi des vues de l’actualité dunkerquoise. Les spectateurs peuvent ainsi voir le passage de l’escadrille de Lyon à Dunkerque, le départ des pêcheurs d’Islande, etc…  D’autres représentations régulières du cinématographe ont lieu grâce au journal local « Le Nord Maritime » qui donne une représentation gratuite lors de la saison estivale chaque mardi et vendredi, place Jean Bart.

 

             Cela donne l’idée à Robert Clemmersenne d’ouvrir la première salle de cinéma au printemps 1905 / « L’Aviation ».

 

            Les projections ambulantes continuaient de s’installer régulièrement sur la place Jean Bart ou place de la république. C’est le vitographe Froissard qui emporte le plus gros succès. Le Vitographe était un système de synchronisation du film avec un disque. Parfois l’aiguille du phono sautait et les vues d’un enterrement étaient accompagnées d’une musique endiablée, ce qui réjouissait les spectateurs.

 

            Le 3 mars 1907, H. Levrette ouvre l’Eden brasserie, une salle de 500 places. L’entrée y est gratuite et les consommations vendues au prix normal. De son côté, Monsieur Epp aménage le cinéma Palace qui sera ouvert au public le 5 octobre de la même année.

 

            En 1907, le « Cinéma Palace », futur « Royal Cinéma » quelques années plus tard, ouvrit ses portes, place Jean Bart. L’établissement, dirigé par M. Dondeyne, est long de 34 mètres sur 8 de large. Les premières mesures de sécurité sont appliquées dans cette salle avec la séparation par une cloison ignifugée de la cabine de projection et de la salle proprement dite. D’autres salles s’ouvrent ensuite à Dunkerque : le « Cinéma de la Maurienne », « L’Eden », le « Cinéma Cailleau » rue de Calais, le « Cinéma Maritime » et le « Cinéma Variétés » qui fonctionnait au café Dubois, 43 rue des Pierres.

 

            On notera qu’à Dunkerque la promotion des cinémas se fait souvent dans le journal Nord-Maritime par les exploitants eux-mêmes ou par leurs proches comme ce fut le cas pour le vitographe Froissard ou l’Eden cinéma brasserie.

 

            En 1910 il existe dix salle dans l’aglomération.

 

            En novembre 1912, un début d’incendie crée une panique dans une salle entrainant 47 morts et 50 blessés. Le mois suivant un accident du même genre survient à Menin. Ceci amène le maire de Dunkerque, le Docteur Geeraert à publier un arrêté fixant de nouvelles règles de sécurité.

 

            Le 31 mai 1913 le Maire inaugura le cinéma du Casino qui vient d’être aménagé avec 1068 places.

 

            Certains ciném LC40-Dunkerque.jpg as ont du mal à vivre (Eh oui c’était déjà la crise). Auguste Lière cesse son activité six mois après avoir rénové sa salle suite aux nouvelles directives du maire. Monsieur Dubois au Variétés 43, rue des pierres demande l’autorisation de pouvoir faire danser. Celle-ci lui est refusée en raison de la mauvais réputation du quartier.

 

            Pendant la première guerre mondiale de nombreuses salles ferment en attendant des jours meilleurs  ou sont réquisitionnées.

 

            Le 12 novembre 1920, 2000 personnes découvrent la salle somptueuse du Palais Jean Bart (Voir description dans le livre de Besset). Le Palais Jean Bart aussi prestigieux soit-il n’aura vécu que 40 ans. Chaque semaine le cinéma faisait construire un gigantesque décor en contre plâqué et carton pâte pour annoncer le film. Les enfants attendaient avec impatience le vendredi jour du changement de programme pour admirer le décor.

 

            Dans les années vingt il y a trop d’exploitants à Dunkerque, ce qui rend la vie difficile pour tous.

 

            Le premier film parlant projeté à Dunkerque a été programmé au Royal (Palace) le 14 novembre 1930. Le titre était « un trou dans le mur ». Le propriétaire du Royal a été pendant quelques années la propriété de Henri Rancy (celui du cirque).

  undefined

            Le 12 octobre 1935 c’est l’inauguration du Chantecler. Cette même année tandis qu’ouvraient l’hotel de l’Océan et plusieurs salles paroissiales, le Grand Saint Pol a complètement brûlé. Une société Parisienne a fait construire sur son emplacement le Colisée qui a ouvert en 1936.

 

            Le 16 novembre 1935, trois films licencieux étaient saisis dans une maison de tolérance au 2 de la rue des Casernes. Celle-ci était tenue par Alice Berthe Brochant épouse Descombes. Un flagrant délit de projection de ces films a été constaté. Les services de police avaient reçu depuis quelques temps des doléances de certains capitaines de nvarires, de diverses personnes et d’autorité étrangères se plaignant « des spectacles obscènes qui se déroulaient dans cette maison. Les navigateurs y laissaient leurs soldes ou économies, et la répercussion à l’étranger où les interessés ne manquaient pas de vanter ce genre de spectacles n’était pas sans créer une atmosphère fâcheuse pour nos bonnes moeurs ».

 

            Le Colisée qui programmait des films trop difficiles ne marchait pas. Il fut mis en vente et Fernand le racheta. La programmation de Fernand apporta le succès au Colisée à tel point qu’il remporta le record national des entrées avec « Sissi » film méprisé à Paris qui fit sa sortie nationale en Province.

 

            Le mardi 28 septembre 1937 vers 7 h du soir la ville de Dunkerque reçoit la visite de Harry Baur accompagné de sa femme et de son fils. Il séjournera une quinzaine de jours dans la ville pour le tournage de « Mollenard » de Robert Siodmak. Le tournage démarra en septembre 1937 et se termina en novembre. Alexandre Trauner, responsable des décors du film y reconstitua le port de Shanghaï, alors que les intérieurs Dunkerquois étaient filmés aux studios de Joinville. Quelques scène de moindre importance, toutefois ont été tournées au café « Au retour des darses », et dans divers lieux de la ville. L’harmonie municipale de Dunkerque participa à ce tournage et interpréta pour l’occasion « le P’tit Quinquin » et « Sambre et Meuse ».

 

            En mai 1940 de nombreux cinémas sont endommagés par les bombardments : Le Palais Jean Bart, le Chantecler, le Carnot. Le Royal est complètement détruit.    

 

            En 1942 le Cinevog ne servait que pour les spectacles. Malgré que toutes les conditions ne soient pas requises la commission de sécurité donna un avis favorable à l’exploitation cinéma du fait de la difficulté à trouver des matériaux. Dunkerque-Palace.jpg Dunkerque-Cin--ma-Royal.jpg

 

            Une jeune actrice Aline Carola bien connue avant la guerre était originaire de Dunkerque. Son vrai nom était Denise Haezebaert. Elle est morte en 1944 à l’age de 23 ans des suites d’une maladie. 
 

            Lors d’une soirée de l’année 1945, deux amis sortant d’un cinéma devisaient paisiblement du film qu’ils venaient de voir. Mais soudain, la discussion s’élèva. Les mots aimables firent place aux injures, puis on en vint aux mains ! Tant et si bien que M Pierre Weus, l’un des deux alla déposer plainte au commissariat pour coups et blessures. Le titre du film à l’origine de la bagarre était « ça va barder ».

 

            En 1946 de nombreux forains reprennent des projections de cinéma. Les exploitants de dunkerque voient cela comme une concurence déloyale. Ils feront valoir des arguments de sécurité qui porteront leurs fruits. En effet ces projections étaient organisées dans des lieux de fortune et les copies étaient encore en nitrate. Les projections foraines en 35 ont été interdites.

 

            En 1946 Pierre Bogaert professeur de lettres au collège Jean Bart Crée un ciné-club. En 1947, le jeudi se sont les séances de patronnages qui reprennent.

 

            Monsieur Delaval ferme la salle Sainte Cécile et ouvre le REX en 1955. Jean Guyart construit le Régent en 1956. Il ouvrira le 1er janvier 1958 avec « le chanteur de Mexico ».

 

            1962 fermeture du Cinelux. L’idéal devient le Ritz. Il appartient à Jean Guyart ainsi que le Casino, le cinévog et le Régent (1963). Il reprendra le Chantecler en 1964 à Henri Codron, ainsi que le Sainte Cécile et le Rex à Delaval en 1969.

 

            En 1964 c’est le tournage du film « Week-end à Zuydcoote ». 1500 figurants. Ils toucheront 47 francs par jour. Henri Verneuil loue une villa à Bray Dunes. Il manquait de figurants, on fit appel aux dockers. A peine embauchés, ils firent grève et réclamarèrent 5O francs. On peut s’étonner que Verneuil ne soit pas allé tourner à Anvers.

 

            Le Colisée ferme en 1973 ; Le Ritz en 1977 ; Le Casino le 30 septembre 1979. Jean Guyart part en retraite en 1981. Le Rex est rénové et transformé en un complexe de quatre salles en 1981. Le Chantecler est rénové en 1982. On y fait deux salles. Il sera fermé en avril 1988. Il réssucitera pour deux ans de 1990 à 1992 grâce à l’association « Plan séquence ». Le ciné club de la MJC se transforme en salle d’exploitation commerciale en 1983 et devient le Studio 43. Le Cinévog ferme en 1986 après 10 ans de programmation porno. Les "Jean Bart" deviennent « Les Arcades », complexe de 8 salles en 1987. Le Régent ferme en 1988.

 

            En 1989 c’est la création de l’association « Plan Séquence » par les frères Miot et Paul Bonaillie.

 

            Une tentative de Drive-in en 1994 sera de courte durée.

 

            Pour l’année du centenaire, il n’y a que deux cinémas à Dunkerque. L’an 2000 verra l’ouverture du méga-complexe AMC. C’est un nouveau millénaire qui s’apprète à commencer sur des bases pas très solides, puisque dès 2002 l’unique multiplexe américain de France est déjà en grande difficulté et ne résiste pour le moment que grâce aux largesses de la municipalité de Dunkerque. Il continue de fonctionner avec un nombre plus réduits de salles tandis que le Studio 43 en occupe deux.

- Publié dans : CINEMA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 25 janvier 2008
            En décembre dernier, j’ai voulu acheter un ordinateur portable pour remplacer mon poste fixe. Titulaire d’une licence Window XP,je comptais bien installer celle-ci sur mon nouvel ordinateur. Il se trouve malheureusement qu’il n’y a aucun ordinateur portable disponible dans le commerce sans qu’il soit pré installé avec Window Vista. En achetant mon ordinateur portable, je paye donc Vista même si je n’en veux pas. C’est comme si on me faisait passer mon permis de conduire à chaque fois que je change de voiture. Quand je pense aux pataquesses que l’on peut faire vis-à-vis d’un épicier qui refuse de vendre des pots de yaourts à la pièce ! Je ne comprends pas que les associations de consommateurs ne réagissent pas vis-à-vis d’une telle vente forcée ?

 

            Pour ma part, j’ai renoncé à mon achat et je conserverai mon ancien ordinateur pendant une paire d’années encore !

 

            Un article paru sur le site de la revue QUE CHOISIR le 29 septembre 2007 rend compte d’une décision d’un juge de proximité qui a condamné ACER à rembourser le prix des logiciels à un acheteur qui estimait qu’il n’avait pas à payer des logiciels dont-il n’avait pas besoin. Avec les dommages et intérêts, ce fut la somme de 810 € que le fabriquant dû payer pour avoir forcé un consommateur à prendre avec son appareil leWindow, Works, NTI CD Maker, Power DVD et Norton antivirus.

 

            Pour sa part, l’UFC QUE CHOISIR a assigné en justice HEWLET PACKARD, Auchan Bagnolet et Darty les Halles à Paris pour vente liée. L’affaire est en cours.

 

            Il est temps de faire comprendre aux vendeurs et à sa majesté Gate que les ordinateurs et les logiciels sont des produits différents et que les consommateurs ont des droits.

 

            J’invite tous ceux qui ont acheté un ordinateur avec vente forcée de logiciels de faire appel au juge de proximité. L’exemple de l’acheteur d’un ordinateur ACER montre que le jeu en vaut la chandelle.

- Publié dans : Coups de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 11 novembre 2007

 Où trouver le livre ?
-Maison de la presse à Merville
- Office de tourisme Merville
- Maison diocésaine d'accueil Merville
-Club cinéma 5, rue des lilas 59660 Merville 03 28 48 21 51

                                                                             Sans doute intrigué par un petit groupes de personnes qui se sont mobilisées dans la rénovation d’une chapelle, je me suis particulièrement intéressé à ces petites constructions modestes et discrètes que nous apercevons chaque jour sur les bords des routes. Je me suis demandé quelles étaient leurs origines ? Certaines sont là en signe de remerciement, d’autres concrétisent des prières. A leur manière, elles racontent l’histoire de la population. Notre région, avec Rhône Alpes compte parmi les territoires où elles sont les plus nombreuses. D’où viennent leurs noms ? Pourquoi celle-ci est dédiée à la vierge ? Pourquoi une autre rend hommage à un saint ? Une autre encore est habitée par le christ et porte le nom mystérieux d’Ecce Homo ? Pourquoi ce calvaire est-il entouré de chiffons ? Pourquoi l’autel d’une chapelle est-il couvert de tétines ?

 

            Elles font partie de notre patrimoine, tout comme les petites églises des hameaux ou la grande église Saint Pierre dont les vitraux nous racontent une partie de l’histoire de notre cité. Comme dans un livre d’images à la manière du moyen âge on peut y lire la vie de saint Maurand et de saint Amé.

 

            Pour aider le lecteur à découvrir ces nombreux petits trésors qui sont éparpillés dans notre commune, j’ai pensé qu’il pouvait être intéressant de proposer des itinéraires de randonnées pour aller à leur rencontre. Odette Lagnaux m’a aidé à concrétiser cette idée. Eglises, chapelles, monuments, statues, niches multiples, attendent votre visite.

 

            Après avoir lu ce livre, je pense et j’espère que tout comme moi vous les regarderez autrement et que lorsque vous passerez à proximité, vous verrez notre ville de Merville avec autre regard.

 

Par granval - Publié dans : Mes livres
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 11 novembre 2007

            Le 5 mai 1909, Monsieur Bonnet demeurant à Paris demandait l’autorisation d’ouvrir un cinéma à Hazebrouck.

 

            Le 25 mars 1913 Monsieur Marius Rampin domicilié à Hyères dans le Var écrivait à la ville d’Hazebrouck pour savoir s’il existait déjà un cinéma ou si il y avait possibilité de louer une salle pour faire des projections. Pourquoi Monsieur Lampin voulait-il venir de Hyères à Hazebrouck ? Il semble qu’à l’époque on se faisait « hazebroucker » volontairement. Le 23 juillet 1913 Monsieur René Briès habitant 9, rue Brezel à Paris écrit au secrétaire de la ville pour lui proposer ses services en fondant un théâtre cinématographique à Hazebrouck. Le 30 septembre de la même année Monsieur René Bossard, 26, rue de la Monnaie à Lille sollicite du maire d’Hazebrouck des informations sur la création d’une société anonyme en vue de créer l’exploitation d’une salle de fêtes, cinéma qui devait se faire grande place à l’ancien hôtel St Georges qui appartenait alors à Mr Dublock, avocat. Parmi les membres de cette société on comptait MM Vangraeschepe, horloge ; Tisart, entrepreneur ; Masson, propriétaire, rue de la gare ; Deblock, avocat. Monsieur Bossard se disait avoir été « victime, ou plutôt dupe, de certains de ces messieurs ». Effectivement, Monsieur Deblock avait sollicité l’autorisation du maire le 20 juin 1913 pour ouvrir une salle de fêtes et projection cinématographique à cet endroit. Conformément à la réglementation préfectorale du 5 février 1913 il y joignait les plans à l’échelle 0,01m/1m. L’architecte prévu était Monsieur Maurice Noé de Loos. Le 26 du même mois (ça n’a pas traîné), la commission municipale s’est réunie pour examiner le dossier. Elle a décidé de donner satisfaction à M Deblock sous réserve qu’il se conforme à la réglementation de 1913 et à une série de dix modifications qui lui était signifiées pour satisfaire à la sécurité. La salle était prévue pour accueillir 300 spectateurs.

 

            Le 29 décembre 1913 Monsieur G Rampin habitant à Moisy le Sec fit la demande d’autorisation pour ouvrir une salle des fêtes et de projections cinématographiques sur un terrain situé rue d’Hondeghem à droite et à 4 m de la façade vers cours du café du Schotter-Hof. Par arrêté du 28 février 1914 le maire approuve le projet de Monsieur Rampin. Celui-ci ayant exécuté ponctuellement les plans approuvés, est autorisé à ouvrir par arrêté du 21 mars 1914. La salle peut accueillir 418 spectateurs. Le 18 mars, Monsieur Rampin précise fait savoir au Maire que sa salle sera prête pour le week-end suivant et demande le passage de la commission des travaux pour pouvoir ouvrir le « cinéma Parisien ».

 

            Par un premier courrier du 6 janvier 1914 et un second du 6 février, Monsieur Louis Bonnier d’Hellemmes demande l’autorisation de construire une salle de cinéma et de conférences. Il croit bon de préciser qu’il ne vise qu’une opération commerciale et que sa salle sera à disposition de sous sans distinctions de partis. Le 3 mars, le maire approuve son projet. C’est J Deram architecte à Hazebrouck qui a été chargé de la réalisation.

 

            Le 10 mars 1914 Monsieur Defer-Charlet obtient l’autorisation de faire du cinéma dans son café « le Casino » au 30, rue de Vieux Berquin. Il y avait deux rangées de tables de chaque côté dans le sens de la longueur d’une grande salle de 15 mètres environ. Ce chaque coté des tables, il y avait des banquettes numérotées de 1 à 82. L’entrée et la caisse étaient situées à la gauche de l’écran et le piano à la droite.

 

            Madame Joly avait fait une demande le 2 avril de la même année pour une salle de 142 places dans son estaminet rue de l’hôpital. Le 22 avril elle envoyait ses plans et demandait l’autorisation le jour même car elle avait déjà loué les programmes. Son frère le jour même, envoie un courrier au maire pour appuyer sa demande. En contre partie il lui promet qu’aux prochaines élections municipales, il ferait faire des clichés spéciaux avec le texte que le maire voudra bien lui donner et qu’il projetterais ces vues entres les bandes. Monsieur Joly prédisait que cela ferait un bel effet. Le 26 juin, Mme Alloschery femme Joly n’avait toujours pas d’autorisation.

 

            En 1920 il y avait trois exploitants à Hazebrouck. Monsieur Bonnier qui avait construit une salle rue d’Hondeghem en 1919, Monsieur Rampin qui avait installé le « Parisien » dans la même rue et Monsieur Depoorter. Ce dernier obtint  l’autorisation le 5 Août 1920 d’ouvrir un cinéma dans un local attenant à d’autres maisons dans la rue de Merville. Le trois, il avait écrit au maire pour lui dire qu’il allait chercher ses films le lendemain vendredi à Lille. Il invitait le magistrat à assister à une séance d’essai le soir à 8 h afin qu’il puisse faire les constatations d’usage. Monsieur Depoorter tenait une entreprise d’installations et d’éclairages électriques et gaz au 17, rue de Rubecque. Il faisait également des travaux de zinguerie, plomberie et articles de ménage. Ces trois exploitants n’ayant pas les visas de la commission de contrôle et n’ayant pas satisfait à certaines obligations administratives alors qu’ils avaient déjà reçu des instruction à ce sujet ont fait l’objet d’une contravention de simple police pour infraction du décret du 25 juillet 1919. Le 10 octobre 1920 le commissaire Terry constatait que la cabine de Monsieur Depoorter n’était pas constituée de matériaux incombustibles, que l’accès n’y était pas facile et qu’il n’y avait pas de porter pour fermer. La lumière était en acétylène et il n’y avait qu’un extincteur au lieu de cinq. On lui donna huit jours pour se mettre en conformité. Monsieur Depoorter déclara qu’à la préfecture on lui avait répondu que l’autorité municipale pouvait autoriser l’usage d’acétylène. Ceci fut confirmé au téléphone par les services de la préfecture, mais l’autorité municipale exigea un écrit. Le sous préfet souligna que la commission de réception aurait dû remarquer ces dispositions défectueuses avant de sonner son autorisation. Il proposa le passage d’une commission qui donnerait son avis sur l’autorisation ou non d’utiliser l’acétylène. Il précisa que contrairement aux dires du commissaire la  salle n’était pas construite en planches mais en briques. C’est la cabine située à l’intérieur qui était constituées de planches. Le 24 novembre 1920 le préfet du nord signifia son accord au sous préfet pour le passage d’une commission.

 

            Le 28/12/1921 en réponse au préfet qui demandait enquête sur les films ininflammables, le sous préfet lui fait part de l’existence de deux cinémas dans la ville. Un des trois avait donc disparu, lequel ?

 

            En août 1928 Monsieur Bonnier cède son cinéma de la rue d’Hondeghem à Monsieur Gaston Morieux. Il devait probablement s’agir du Royal. L’autre salle fut fermée par Monsieur Rempin en 1927 qui fit construire un nouveau cinéma rue Ferdinand Pihem à côté de l’atelier d’électricité Michiel et Wattez. Il obtenait l’autorisation d’ouvrir cette salle de 531 places le 22 mai 1928.

 

            En 1944, l’exploitation des cinémas est momentanément interrompue sur ordre du préfet pour des raisons de sécurité.

 

            Le Royal a été repris par Jean Guyart après la libération en 1945. Il était déjà propriétaire du Cinévog à Dunkerque.

 

            En 1955 il y avait à Hazebrouck les deux derniers cinémas que nous avons connus. Le « Familia », 9, rue  Ferdinand Pihem devenu par la suite « Le Flandre » et « L’Arc en Ciel », et le « Royal cinéma théâtre » 13-15, rue d’Hondeghem qui termina brutalement sa carrière à cause d’un effondrement d’une partie de la toiture.

 

 

            L’architecte qui a construit le « Familia » était le cabinet Dupire et Mayeur.

 

Par granval - Publié dans : CINEMA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 2 novembre 2007

 

 

 

 

             Alors que Pépi lâche du lest à ses cheminots, la SNCF nous fait de la pub dans le but de nous faire croire que ses clients passent avant tout. Dans l’objectif de nous faire passer la pilule d’une nouvelle augmentation des tarifs, on nous annonce des supers « nouveaux » services. Nous allons pouvoir manger en étant servis à notre place en première classe ; réserver des taxis par le biais du contrôleur ; bénéficier des salons Grands Voyageurs ; échanger nos billets jusqu’à une heure après le départ du train et être remboursés intégralement avant le départ… Mais en fait, tous ces services existaient déjà avant, alors que nous apporte de nouveau la SNCF  ? Ah oui j’oubliais, il y a quand même une innovation : Après le délai d’une heure qui suit le départ du train, les remboursements ne se feront qu’à 50 % du prix du billet. En voilà une belle nouveauté !

             Pendant ce temps là, Mireille Faugère, directrice de Voyageurs France Europe, nous annonce avec un beau sourire dans TGV magazine « MIEUX SATISFAIRE CHAQUE CLIENT ». Mais de qui se moque t-on ? 

 Ayant découvert dans un tiroir, des bons voyages périmés depuis plusieurs semaines, j’ai demandé à la SNCF de bien avoir la gentillesse de me faire un geste commercial et de me les renouveler. Que pensez-vous que j’ai eu comme réponse ? FIN DE NON RECEVOIR !

 

Il faut les comprendre ! Ils ne peuvent pas faire des cadeaux royaux à leurs salariés privilégiés et en même temps en faire à leurs clients. Mais au moins, ils pourraient avoir un peu de pudeur et éviter des annonces mensongères comme celle qui est présentée ici. Car, nous le savons tous...

nous resterons toujours des cochons de payants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par granval - Publié dans : Coups de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 18 octobre 2007

Arras, le 21 septembre 2007 

 

         Fax 03.21.21.33.80

 

 

 

Monsieur le 1er Ministre,

 

 

                   J’ai lu dans les médias que des cheminots d’un syndicat extrémiste revendiquent le maintien de leur régime spécial au prétexte que leur travail est pénible. Ils donnent comme justification des horaires qui impliquent des rythmes difficiles :

 

Dimanche     :        14h – 22h

 

Lundi et Mardi :    repos

 

Mercredi :            6h – 14h

 

Jeudi :                  service de nuit

 

 

                   Les éducateurs, les infirmières, les aides soignantes et d’autres professions encore pratiquent un travail aussi « pénible » voire plus. Voici l’exemple d’un horaire d’éducateur :

 

Dimanche :            11h – 23h

 

Lundi et Mardi :    repos

 

Mercredi :            14h – 23h

 

Jeudi :                  veille de nuit 23h – 7h

 

 

                   Alors, Monsieur le 1er Ministre, au nom de l’équité, je sollicite de votre bienveillance que le personnel éducatif assujetti aux horaires d’internat puisse bénéficier du même régime que les cheminots de la SNCF.

 

 

                   Confiant de votre souci de justice, je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien porter à cette demande et vous prie d’agréer, Monsieur le 1er Ministre, mes salutations les plus distinguées.

 

                                                                           LE DIRECTEUR

 

 

                                                                           D. GRANVAL

 

Par granval - Publié dans : daniel.granval
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 19 septembre 2007

 

Comme s’il ne suffisait pas que les lobbys de la sécurité routière nous enquiquinent sans arrêt, il a fallu que les écolos y mettent leur grain de sel. A leur tour, ils veulent limiter la vitesse sur les autoroutes à 120 km/h pour soi disant limiter les émanations de CO². On ne peut pas se moquer d’une manière plus grossière de la tête des citoyens qu’on prend de plus en plus pour des gloglos.

 

Je dirai que je roule déjà à 120 sur l’autoroute. Cela me laisse une marge de sécurité si par hasard dans une descente ou par inattention j’accélère un peu. Je me protège ainsi des Couénard et autres engeances de la répression pour une tolérance zéro.

 

Pour en revenir au CO², ils n’ont vraiment pas de cervelle les écolos, s’ils pensent que c’est la solution la plus efficace pour les réduire. Alors comme il semble qu’ils n’aient pas beaucoup réfléchi je propose plusieurs solutions.

 

  1. Mettre les camions sur les trains.
  2. Développer les transports en commun et les rendre plus fiables, en particulier grâce à un service minimum. Si les citoyens sentaient moins le risque d’être pris en otage, ils choisiraient plus facilement ce mode de transport.
  3. Développer les réseaux ferroviaires Européens. Aujourd’hui, si je veux aller en Pologne en train, c’est la galère et je suis obligé de prendre l’avion qui est le transport le plus polluant.
  4. Justement, éviter l’avion dans le choix de nos destinations vacances.
  5. Des parkings gratuits et surveillés à proximité des gares pour les personnes en possession de billets et ainsi les inciter à utiliser le train. Actuellement, garer sa voiture coûte plus cher que le déplacement. (Cela se fait déjà pour le cinéma, alors pourquoi pas pour les transports en commun).
  6. Un niveau routier correct. Je produis plus de CO² quand je roule à 5 km/h sur la A 25 que sur la A 26 à 130. La sécurité passe par la sérénité du conducteur au volant qui a des routes en bon état, pas trop encombrées.
  7. Faire comme à Amsterdam qui achemine en tramway, des marchandises de dépôts extérieurs à la ville dans différents points de l’agglomération. De là, des camionnettes électriques les transportent dans les différents lieux de livraison. D’ici quatre ans, 55 tramways remplaceront 2500 camions dans la ville. Et sang gêner le trafic voyageurs…

 

Il y a plein d’idées innovantes comme celles-là, si simplement les écolos faisaient fonctionner leur cerveau.

Par granval - Publié dans : Coups de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 19 septembre 2007

 

Des anthropologues Allemands, en observant des singes, ont remarqué que ceux-ci n'étaient jamais malveillants. Lorsqu'on leur prend leur nourriture pour la donner au voisin ils tentent simplement de la récupérer sans agresser celui-ci.

Moralité : Les animaux sont moins cons que certains humains.

 

Par granval - Publié dans : daniel.granval
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés