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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 19:18

            Le 5 mai 1909, Monsieur Bonnet demeurant à Paris demandait l’autorisation d’ouvrir un cinéma à Hazebrouck.

 

 

 

            Le 25 mars 1913 Monsieur Marius Rampin domicilié à Hyères dans le Var écrivait à la ville d’Hazebrouck pour savoir s’il existait déjà un cinéma ou si il y avait possibilité de louer une salle pour faire des projections. Pourquoi Monsieur Lampin voulait-il venir de Hyères à Hazebrouck ? Il semble qu’à l’époque on se faisait « hazebroucker » volontairement. Le 23 juillet 1913 Monsieur René Briès habitant 9, rue Brezel à Paris écrit au secrétaire de la ville pour lui proposer ses services en fondant un théâtre cinématographique à Hazebrouck. Le 30 septembre de la même année Monsieur René Bossard, 26, rue de la Monnaie à Lille sollicite du maire d’Hazebrouck des informations sur la création d’une société anonyme en vue de créer l’exploitation d’une salle de fêtes, cinéma qui devait se faire grande place à l’ancien hôtel St Georges qui appartenait alors à Mr Dublock, avocat. Parmi les membres de cette société on comptait MM Vangraeschepe, horloge ; Tisart, entrepreneur ; Masson, propriétaire, rue de la gare ; Deblock, avocat. Monsieur Bossard se disait avoir été « victime, ou plutôt dupe, de certains de ces messieurs ». Effectivement, Monsieur Deblock avait sollicité l’autorisation du maire le 20 juin 1913 pour ouvrir une salle de fêtes et projection cinématographique à cet endroit. Conformément à la réglementation préfectorale du 5 février 1913 il y joignait les plans à l’échelle 0,01m/1m. L’architecte prévu était Monsieur Maurice Noé de Loos. Le 26 du même mois (ça n’a pas traîné), la commission municipale s’est réunie pour examiner le dossier. Elle a décidé de donner satisfaction à M Deblock sous réserve qu’il se conforme à la réglementation de 1913 et à une série de dix modifications qui lui était signifiées pour satisfaire à la sécurité. La salle était prévue pour accueillir 300 spectateurs.

 

 

 

            Le 29 décembre 1913 Monsieur G Rampin habitant à Moisy le Sec fit la demande d’autorisation pour ouvrir une salle des fêtes et de projections cinématographiques sur un terrain situé rue d’Hondeghem à droite et à 4 m de la façade vers cours du café du Schotter-Hof. Par arrêté du 28 février 1914 le maire approuve le projet de Monsieur Rampin. Celui-ci ayant exécuté ponctuellement les plans approuvés, est autorisé à ouvrir par arrêté du 21 mars 1914. La salle peut accueillir 418 spectateurs. Le 18 mars, Monsieur Rampin précise fait savoir au Maire que sa salle sera prête pour le week-end suivant et demande le passage de la commission des travaux pour pouvoir ouvrir le « cinéma Parisien ».

 

 

 

            Par un premier courrier du 6 janvier 1914 et un second du 6 février, Monsieur Louis Bonnier d’Hellemmes demande l’autorisation de construire une salle de cinéma et de conférences. Il croit bon de préciser qu’il ne vise qu’une opération commerciale et que sa salle sera à disposition de sous sans distinctions de partis. Le 3 mars, le maire approuve son projet. C’est J Deram architecte à Hazebrouck qui a été chargé de la réalisation.

 

 

 

            Le 10 mars 1914 Monsieur Defer-Charlet obtient l’autorisation de faire du cinéma dans son café « le Casino » au 30, rue de Vieux Berquin. Il y avait deux rangées de tables de chaque côté dans le sens de la longueur d’une grande salle de 15 mètres environ. Ce chaque coté des tables, il y avait des banquettes numérotées de 1 à 82. L’entrée et la caisse étaient situées à la gauche de l’écran et le piano à la droite.

 

 

 

            Madame Joly avait fait une demande le 2 avril de la même année pour une salle de 142 places dans son estaminet rue de l’hôpital. Le 22 avril elle envoyait ses plans et demandait l’autorisation le jour même car elle avait déjà loué les programmes. Son frère le jour même, envoie un courrier au maire pour appuyer sa demande. En contre partie il lui promet qu’aux prochaines élections municipales, il ferait faire des clichés spéciaux avec le texte que le maire voudra bien lui donner et qu’il projetterais ces vues entres les bandes. Monsieur Joly prédisait que cela ferait un bel effet. Le 26 juin, Mme Alloschery femme Joly n’avait toujours pas d’autorisation.

 

 

 

            En 1920 il y avait trois exploitants à Hazebrouck. Monsieur Bonnier qui avait construit une salle rue d’Hondeghem en 1919, Monsieur Rampin qui avait installé le « Parisien » dans la même rue et Monsieur Depoorter. Ce dernier obtint  l’autorisation le 5 Août 1920 d’ouvrir un cinéma dans un local attenant à d’autres maisons dans la rue de Merville. Le trois, il avait écrit au maire pour lui dire qu’il allait chercher ses films le lendemain vendredi à Lille. Il invitait le magistrat à assister à une séance d’essai le soir à 8 h afin qu’il puisse faire les constatations d’usage. Monsieur Depoorter tenait une entreprise d’installations et d’éclairages électriques et gaz au 17, rue de Rubecque. Il faisait également des travaux de zinguerie, plomberie et articles de ménage. Ces trois exploitants n’ayant pas les visas de la commission de contrôle et n’ayant pas satisfait à certaines obligations administratives alors qu’ils avaient déjà reçu des instruction à ce sujet ont fait l’objet d’une contravention de simple police pour infraction du décret du 25 juillet 1919. Le 10 octobre 1920 le commissaire Terry constatait que la cabine de Monsieur Depoorter n’était pas constituée de matériaux incombustibles, que l’accès n’y était pas facile et qu’il n’y avait pas de porter pour fermer. La lumière était en acétylène et il n’y avait qu’un extincteur au lieu de cinq. On lui donna huit jours pour se mettre en conformité. Monsieur Depoorter déclara qu’à la préfecture on lui avait répondu que l’autorité municipale pouvait autoriser l’usage d’acétylène. Ceci fut confirmé au téléphone par les services de la préfecture, mais l’autorité municipale exigea un écrit. Le sous préfet souligna que la commission de réception aurait dû remarquer ces dispositions défectueuses avant de sonner son autorisation. Il proposa le passage d’une commission qui donnerait son avis sur l’autorisation ou non d’utiliser l’acétylène. Il précisa que contrairement aux dires du commissaire la  salle n’était pas construite en planches mais en briques. C’est la cabine située à l’intérieur qui était constituées de planches. Le 24 novembre 1920 le préfet du nord signifia son accord au sous préfet pour le passage d’une commission.

 

 

 

            Le 28/12/1921 en réponse au préfet qui demandait enquête sur les films ininflammables, le sous préfet lui fait part de l’existence de deux cinémas dans la ville. Un des trois avait donc disparu, lequel ?

 

 

 

            En août 1928 Monsieur Bonnier cède son cinéma de la rue d’Hondeghem à Monsieur Gaston Morieux. Il devait probablement s’agir du Royal. L’autre salle fut fermée par Monsieur Rempin en 1927 qui fit construire un nouveau cinéma rue Ferdinand Pihem à côté de l’atelier d’électricité Michiel et Wattez. Il obtenait l’autorisation d’ouvrir cette salle de 531 places le 22 mai 1928.

 

 

 

            En 1944, l’exploitation des cinémas est momentanément interrompue sur ordre du préfet pour des raisons de sécurité.

 

 

 

            Le Royal a été repris par Jean Guyart après la libération en 1945. Il était déjà propriétaire du Cinévog à Dunkerque.

 

 

 

            En 1955 il y avait à Hazebrouck les deux derniers cinémas que nous avons connus. Le « Familia », 9, rue  Ferdinand Pihem devenu par la suite « Le Flandre » et « L’Arc en Ciel », et le « Royal cinéma théâtre » 13-15, rue d’Hondeghem qui termina brutalement sa carrière à cause d’un effondrement d’une partie de la toiture.

 

 

 

 

            L’architecte qui a construit le « Familia » était le cabinet Dupire et Mayeur.

Les cinémas d'Hazebrouck

UN NOUVEAU CINEMA A HAZEBROUCK EN 2014

 

Le nouveau cinéma d'Hazebrouck est ouvert depuis octobre 2014. C'est incontestablement une réussite. Dès la porte franchie on se sent à l'aise dans un hall chaleureux, accueilli par des personnels sympathiques et souriants. Le prix du billet reste abordable. Les salles sont très confortables et les qualités de projection, tant sonores que visuelles, sont irréprochables. C'est un énorme plaisir de fréquenter ce cinéma. Toutes nos félicitations à Alexandre et christelle Moquet pour cette belle réalisation, ainsi qu'à la municipalité d'Hazebrouck qui a porté ce projet avec eux.

Les cinémas d'Hazebrouck

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Published by granval - dans CINEMA
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