Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 12:59

Derrière chez moi il y a une prairie. En bordure de cette prairie, il y avait une haie à la limite de mon jardin. J'appréciais la présence de cette haie qui servait de refuge aux oiseaux. J'aime bien regarder les oiseaux qui picorent sur ma pelouse, tandis que je sirote mon café du matin. Et puis cette haie m'apportait une protection contre le vent et contre d'éventuels rodeurs qui seraient tentés de s'en prendre à ma clôture.

CH-PARADIS-12.jpg

 

Un jour je rencontrai le fermier. Je lui exprimai mon souhait de ménager cette haie et m'engageai à l'entretenir pour éviter qu'il la supprime. Il me semblait alors ouvert à cette proposition. 

Un après-midi, tranquillement installé dans mon fauteuil à méditer sur la prolifération des "stops" dans ma commune, j'entendis soudain le bruit d'une tronçonneuse. Je me disai qu'il s'agissait sans doute d'un voisin qui coupait du bois pour sa cheminée. Au bout d'un moment, j'en ai eu marre du bruit de cette machine. J'allai voir qui coupait ainsi tout le bois de la forêt de Nieppe pour tous les habitants de la ville.  Et c'est là que j'aperçus le fermier qui s'apprêtait à couper la haie. Je me précipitai dans le jardin et je lui demandai de bien vouloir la laisser. Il me répondit que les haies coûtaient cher, qu'elles s'étendaient et faisaient perdre du pâturage. Je restai perplexe. C'est la première fois que j'entendais dire que les haies coûtaient cher. Je pensai qu'elles étaient utiles ; qu'elles protégeaient les cultures, la faune et la flore. Dans ma grande naïveté, j'étais persuadé que les paysans, travaillant dans la nature, vivaient en harmonie avec celle-ci. Je lui parlai alors des oiseaux qui y trouvaient refuge. Eh ben, je me trompais. "Vous avez des haies sur le côté, ils iront là me dit-il". Bref je compris très vite qu'il était inutile de discuter. Le bouseux continua son œuvre de destruction.

CH-PARADIS-11-bas-de-la-photo.jpg

 Les oiseaux ne sont pas allés dans mes lauriers. Ils sont simplement partis.

Il est parfois difficile de soutenir les petits agriculteurs. J'allai régulièrement faire des achats dans sa ferme. Celui-ci comprendra peut-être que couper les haies ça coûte cher, car je n'irai plus acheter chez lui.   DSCF2421.JPG

 

Ci-dessus, haies massacrées par M. Singer, cultivateur "chimio-destructeur" à Merville

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires