Coups de gueule

Mercredi 4 novembre 2009

Hier je téléphone chez un ophtalmologiste, le docteur Lourme à Béthune, pour obtenir un rendez-vous. On me demande si je suis client. - Je l'étais dans le temps ! - Désolé nous n'avons pas gardé les archives. Le docteur Lourme ne prend plus de nouveaux clients. Et voilà ! Avant ma retraite j'allais chez un ophtalmo à cinq minutes à pied de mon lieu de travail. Maintenant que j'en cherche un à proximité de mon domicile, il ne prend pas de nouveaux clients. Si tous les médecins font comme ça, il nous reste plus qu'à crever, dis-je à la secrétaire. Elle me répond que je n'avais qu'à rester chez le docteur Lourme.
Au fait, il a prononcé le serment d'Hippocrate, le docteur Lourme ? Ou serait-ce seulement celui d'Hypocrite ?
Quand je pense que les ophtalmos se sont insurgés quand le gouvernement a donné l'autorisation aux opticiens de renouveler les verres des lunettes sans leurs ordonnances.
Il y a quand même une question que je me pose : On parlait déjà de la pénurie d'ophtalmologistes avant 2002 sous le règne Jospin et on nous disait que c'était long à former un ophtalmo. 2002, ça fait quand même sept ans que c'est passé et ça devrait quand même s'améliorer. Et dire qu'on se moque des belges, mais il faut reconnaître que leurs technocrates sont moins ganaches que les notres. Il est possible d'obtenir très rapidement un rendez-vous en Belgique une fois.
Bon je vous laisse, j'appelle mon opticien.


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Lundi 1 décembre 2008

            Selon une étude scientifique, les limitations de vitesse seraient la 3e cause des décès sur les routes juste derrière l’alcool au volant.

 

            Pendant ce temps, le didact. de la sécurité routière remet ça avec les téléphones. Nous savons tous que téléphoner au volant c’est dangereux. Mais ça ne leur suffit pas. L’oreillette actuellement tolérée par nos agents de la répression serait également dangereuse. C’est une « étude scientifique qui le dit » affirme la belle Laurence au journal de 20h. Et voilà, il n’y a plus rien à dire puisque le Dieu de la science a parlé. C’est d’ailleurs un bon truc. Quand vous n’avez plus d’arguments, vous dites « ça a été confirmé par une étude scientifique », c’est imparable. L’enquiquineur qui n’arrêtait pas de vous contredire depuis un quart d’heure se tait subitement. « Ah bon ! Si c’est une étude scientifique qui le dit ! ».

 

            Mais de quelle étude s’agit-il ? Quelle est sa fiabilité ? La journaliste ne le dit pas. Elle se contente d’abonder dans le discours ambiant, la sacro sainte sécurité routière, la bonne cause nationale qui culpabilise l’automobiliste qui se permet de rouler à 93 au lieu de 90. Non mais !

 

            Mais revenons à cette fameuse étude scientifique. Et comparons là aux nombreuses études sur la nutrition. Ce qui était mauvais hier est bon aujourd’hui et les règles des nutritionnistes changent sans arrêt. C’est comme ça tout simplement parce que la science n’est pas la vérité. Mais quand elle abonde dans le sens des dictateurs en puissance, plus question de la remettre en cause. On parle même de faire une étude sur la dangerosité des GPS. Comme le téléphone ça pourrait déconcentrer le conducteur.

 

            Vous verrez que dans quelques temps, ils nous dirons que les GPS sont la cinquième cause des accidents de la route. Et pourquoi c’est dangereux de téléphoner même avec une oreillette ? Parce que, disent les nouveaux prophètes de la science, suivre une conversation détourne l’attention du conducteur. Dans ce cas, la radio aussi est dangereuse. Supprimons les radios dans les véhicules. Et tant qu’on y est, rendons obligatoire d’afficher dans la voiture : « Défense de parler au conducteur » ; car converser avec un passager peut aussi détourner l’attention. Après tout ça ne sera pas plus ridicule que le gilet fluo accroché au siège du conducteur.

 

            Mais il faudra aussi qu’ils nous interdisent de penser. Ne vous est jamais t-il arrivé de vous retrouver à un endroit sans vous souvenir d’être passé en différents lieux sur une route que vous connaissez ? Vous étiez en « pilotage automatique » et votre attention était détournée par vos pensées.  Sixième cause des tués sur la route : Interdit de penser.

 

            Alors moi aussi j’ai fait « une étude scientifique ». J’en ai tiré un film de propagande. Jean Edouard est au volant de sa voiture. Il se concentre sur les panneaux qui changent tous les 500 mètres : 90 ; 70 ; 90 ; 50 ; 70 ; etc. et aussi sur l’aiguille de son conteur de vitesse. Son attention est ainsi détournée. Il ne voit pas un jeune cycliste qui débouche sur sa droite, il tente de l’éviter et c’est la collision frontale avec le véhicule qui venait en sens inverse. Il s’ensuit un carambolage et une moto vole dans le décor écrasant un enfant qui jouait au ballon pendant que la mamie qui courait à son secours se fait écraser par une voiture sortie de la route. Le bilan est de 9 morts et 15 blessés.

 

            J’annonce donc en m’appuyant sur une étude scientifique que j’ai menée que les limitations de vitesse sont la 3e cause de décès sur les routes. Je vous dirai quelles ont été les bases de cette étude, les critères et les procédures mises en place quand les journalistes qui nous en annoncent à la télévision feront de même.

 

            En attendant, soyez prudent, Couénard n’est pas loin.

 

 

 

 


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Samedi 9 août 2008

J’ai acheté un appareil photo FUJI dans un magasin à Hazebrouck au mois de mai. Le jour même, j’ai commandé une batterie de rechange S100fs.

Deux mois plus tard, ma commande n’est toujours pas honorée. Le revendeur me dit que FUJI est en rupture de stock. J’envoie donc un message pour signaler mon mécontentement au fabriquant. Voici la réponse que j’ai reçue :

 

Cher Monsieur Granval,

Je vous remercie pour votre email et pour l'intérêt que vous portez aux produits Fujifilm.

J'ai bien compris que vous semblez avoir un litige avec un revendeur, sachez que les revendeurs sont approvisionnés non pas par nous constructeur mais par des grossistes divers et variés, nous ne sommes pas responsable de ce manque d'approvisionnement.

En espérant avoir répondu à vos attentes, je reste à votre entière disposition.

Cordialement,

Nicolas Bidelot
Support Technique Fujifilm

 

            Je transmets ce message au revendeur qui contacte le fabriquant. Quelques jours plus tard, je reçois le message suivant :

 

Cher Monsieur Granval,

 

Je me permets de revenir vers vous concernant votre commande d’une batterie pour S100fs.

Il y a en effet une rupture de stock de cet accessoire au niveau mondial qui ne nous permet pas de livrer nos différents revendeurs dont les magasins Camara.

L’approvisionnement de cette référence aura lieu début septembre.

Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.

 

Cordialement.

 

Michael PONOMARENKO

Fujifilm France

 

            Il me faudra donc plus de quatre mois dans le meilleur des cas pour obtenir du fabriquant un simple accessoire. Il s’agit d’un véritable mépris et un manque total de considération du consommateur.

 

            Mais pourquoi donc ai-je fais confiance à cette marque ?


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Samedi 12 juillet 2008

 

            J’étais au Festival de la Rochelle lors de la libération d’Ingrid, donc un peu à l’écart de l’actualité. Je consultais quand même le journal au petit déjeuner. Il y a eu quatre pages consacrées à ce sujet le premier jour dans Ouest France. Il y en avait cinq le lendemain et encore trois le surlendemain. Je me disais « quel bonheur d’être au Festival et d’échapper ainsi au matraquage médiatique. Oubliée, la baisse du pouvoir d’achat ; oubliée, l’augmentation du pétrole ; oublié, le rognage des libertés concrétisé en ce début juillet par l’obligation d’une tenue de chantier de travaux publics… Il y en avait que pour Ingrid, dont la majorité des français s’en fout, mis à part les journalistes et quelques politiques toujours prêt à rebondir sur les évènements médiatisés pour se faire mousser. Et mis à part Sarko pour qui c’est arrivé au bon moment, faisant ainsi passer inaperçus les couacs des premiers jours de sa présidence Européenne, qui cela peut-il intéresser ? Les autres otages, qui sont encore nombreux entre les mains des barjos des quatre coins de la terre apprécieront comme il se doit. Probablement qu’un producteur ringard en fera prochainement un film que personne n’ira voir, mais grâce aux diverses subventions, il s’en sortira quand même.

 

            Bref, tout cela nous montre une fois de plus que les journalistes ne sont pas à la hauteur. Ils s’étonneront que leurs journaux se vendent de moins en moins.

 

            Et le pire, c’est que Ouest France annonçait que l’équipe de rédaction avait passé une nuit blanche pour réaliser les quatre pages du premier jour, dans le but de satisfaire ses lecteurs. De qui se moque t-on ?


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Samedi 12 juillet 2008

 

            Ce sont des jeunes déconnectés de la réalité, disait un magistrat à propos des abrutis alcoolisés qui ont massacré un jeune de dix sept ans et demi. Parmi eux, il y avait même un gamin de moins de quatorze ans. Mais qui peut avoir la bêtise de laisser traîner des gosses de cet âge là, la nuit dans un bungalow, sans adultes pour veiller sur eux, leur laissant consommer de l’alcool à volonté et peut-être plus encore ? Alors, c’est bien beau que de dignes représentants de la société fassent le constat que des jeunes soient déconnectés de la réalité. Encore faudrait-il se pencher sérieusement sur le problème ; savoir pourquoi ils le sont ; comment les connecter ; dans quelle réalité ? Ou bien serait-ce tout simplement le monde des adultes qui serait hors connexion. La preuve en est apportée par un autre magistrat qui réclame une amende de 800 € au professeur de Berlaimont qui a giflé un enfant qui lui avait dit en pleine classe « Sale con ». C’était pourtant là une bonne reconnexion aux réalités. On s’est pourtant vite déconnecté en mettant ce professeur en garde à vue et en accordant trois jours de vacances supplémentaires au sale gosse. C’est d’ailleurs un truc que je n’ai jamais compris à l’éducation nationale. Un enfant fait une bêtise, on le met en retenue, il ne vient pas à l’école on le sanctionne lui ou sa famille, il fait une grosse bêtise, on le met en vacances. Encore une belle déconnection ! J’ai essayé à l’armée, et Dieu sait pourtant qu’ils ne sont pas malins et ça n’a pas marché : Au bout du compte j’ai totalisé quarante jours de gnouf.

 

            Pour revenir à nos jeunes déconnectés, qui sait encore élever des enfants ? De plus en plus de parents ne savent plus comment s’y prendre et sont persuadés qu’ils le font bien. J’ai une fois pris une gifle par un père à qui j’ai dit que ses enfants étaient mal élevés. Certains diront sans doute que c’est bien fait pour moi ; que ne sont pas des choses qui se disent. Ce n’est pas du « politiquement correcte ». En tout cas, c’est moins grave que de lui dire « sale con », même si dans ce cas c’était vrai. Et pourtant, j’ai appelé les flics, ils sont venus et ils ne l’ont pas mis en garde à vue. Alors, qui est déconnecté des réalités ?


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Samedi 5 avril 2008

ECHANGE MINUTE À LA SNCF

 

            Comme son nom l’indique, l’échange minute est prévu pour changer un billet de train en quelques instants, généralement, pour prendre celui qui précède lorsqu’on arrive à la gare en avance.

 

            Il se trouve que très souvent, l’échange est refusé car le tarif n’est pas le même (plus élevé évidemment). Alors là, la machine aussi « géniale » que ceux qui l’ont programmée, nous invite à passer au guichet. Mais comme le temps d’attente aux guichets de la SNCF est facilement d’une demi heure, il y aura belle lurette que le train qu’on voulait prendre sera parti et on risque même de rater celui qui était initialement prévu.

 

            Cette réponse est d’autant plus bizarre, qu’il m’est déjà arrivé de faire un échange avec le même genre de machine et qu’il m’était précisé que j’aurais un supplément à payer dans le train au contrôleur.

 

            Qui a dit « Nous vous donnerons envie de prendre le train » ?


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Vendredi 25 janvier 2008
            En décembre dernier, j’ai voulu acheter un ordinateur portable pour remplacer mon poste fixe. Titulaire d’une licence Window XP,je comptais bien installer celle-ci sur mon nouvel ordinateur. Il se trouve malheureusement qu’il n’y a aucun ordinateur portable disponible dans le commerce sans qu’il soit pré installé avec Window Vista. En achetant mon ordinateur portable, je paye donc Vista même si je n’en veux pas. C’est comme si on me faisait passer mon permis de conduire à chaque fois que je change de voiture. Quand je pense aux pataquesses que l’on peut faire vis-à-vis d’un épicier qui refuse de vendre des pots de yaourts à la pièce ! Je ne comprends pas que les associations de consommateurs ne réagissent pas vis-à-vis d’une telle vente forcée ?

 

            Pour ma part, j’ai renoncé à mon achat et je conserverai mon ancien ordinateur pendant une paire d’années encore !

 

            Un article paru sur le site de la revue QUE CHOISIR le 29 septembre 2007 rend compte d’une décision d’un juge de proximité qui a condamné ACER à rembourser le prix des logiciels à un acheteur qui estimait qu’il n’avait pas à payer des logiciels dont-il n’avait pas besoin. Avec les dommages et intérêts, ce fut la somme de 810 € que le fabriquant dû payer pour avoir forcé un consommateur à prendre avec son appareil leWindow, Works, NTI CD Maker, Power DVD et Norton antivirus.

 

            Pour sa part, l’UFC QUE CHOISIR a assigné en justice HEWLET PACKARD, Auchan Bagnolet et Darty les Halles à Paris pour vente liée. L’affaire est en cours.

 

            Il est temps de faire comprendre aux vendeurs et à sa majesté Gate que les ordinateurs et les logiciels sont des produits différents et que les consommateurs ont des droits.

 

            J’invite tous ceux qui ont acheté un ordinateur avec vente forcée de logiciels de faire appel au juge de proximité. L’exemple de l’acheteur d’un ordinateur ACER montre que le jeu en vaut la chandelle.


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Vendredi 2 novembre 2007

 

 

 

 

             Alors que Pépi lâche du lest à ses cheminots, la SNCF nous fait de la pub dans le but de nous faire croire que ses clients passent avant tout. Dans l’objectif de nous faire passer la pilule d’une nouvelle augmentation des tarifs, on nous annonce des supers « nouveaux » services. Nous allons pouvoir manger en étant servis à notre place en première classe ; réserver des taxis par le biais du contrôleur ; bénéficier des salons Grands Voyageurs ; échanger nos billets jusqu’à une heure après le départ du train et être remboursés intégralement avant le départ… Mais en fait, tous ces services existaient déjà avant, alors que nous apporte de nouveau la SNCF  ? Ah oui j’oubliais, il y a quand même une innovation : Après le délai d’une heure qui suit le départ du train, les remboursements ne se feront qu’à 50 % du prix du billet. En voilà une belle nouveauté !

             Pendant ce temps là, Mireille Faugère, directrice de Voyageurs France Europe, nous annonce avec un beau sourire dans TGV magazine « MIEUX SATISFAIRE CHAQUE CLIENT ». Mais de qui se moque t-on ? 

 Ayant découvert dans un tiroir, des bons voyages périmés depuis plusieurs semaines, j’ai demandé à la SNCF de bien avoir la gentillesse de me faire un geste commercial et de me les renouveler. Que pensez-vous que j’ai eu comme réponse ? FIN DE NON RECEVOIR !

 

Il faut les comprendre ! Ils ne peuvent pas faire des cadeaux royaux à leurs salariés privilégiés et en même temps en faire à leurs clients. Mais au moins, ils pourraient avoir un peu de pudeur et éviter des annonces mensongères comme celle qui est présentée ici. Car, nous le savons tous...

nous resterons toujours des cochons de payants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par granval
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Mercredi 19 septembre 2007

 

Comme s’il ne suffisait pas que les lobbys de la sécurité routière nous enquiquinent sans arrêt, il a fallu que les écolos y mettent leur grain de sel. A leur tour, ils veulent limiter la vitesse sur les autoroutes à 120 km/h pour soi disant limiter les émanations de CO². On ne peut pas se moquer d’une manière plus grossière de la tête des citoyens qu’on prend de plus en plus pour des gloglos.

 

Je dirai que je roule déjà à 120 sur l’autoroute. Cela me laisse une marge de sécurité si par hasard dans une descente ou par inattention j’accélère un peu. Je me protège ainsi des Couénard et autres engeances de la répression pour une tolérance zéro.

 

Pour en revenir au CO², ils n’ont vraiment pas de cervelle les écolos, s’ils pensent que c’est la solution la plus efficace pour les réduire. Alors comme il semble qu’ils n’aient pas beaucoup réfléchi je propose plusieurs solutions.

 

  1. Mettre les camions sur les trains.
  2. Développer les transports en commun et les rendre plus fiables, en particulier grâce à un service minimum. Si les citoyens sentaient moins le risque d’être pris en otage, ils choisiraient plus facilement ce mode de transport.
  3. Développer les réseaux ferroviaires Européens. Aujourd’hui, si je veux aller en Pologne en train, c’est la galère et je suis obligé de prendre l’avion qui est le transport le plus polluant.
  4. Justement, éviter l’avion dans le choix de nos destinations vacances.
  5. Des parkings gratuits et surveillés à proximité des gares pour les personnes en possession de billets et ainsi les inciter à utiliser le train. Actuellement, garer sa voiture coûte plus cher que le déplacement. (Cela se fait déjà pour le cinéma, alors pourquoi pas pour les transports en commun).
  6. Un niveau routier correct. Je produis plus de CO² quand je roule à 5 km/h sur la A 25 que sur la A 26 à 130. La sécurité passe par la sérénité du conducteur au volant qui a des routes en bon état, pas trop encombrées.
  7. Faire comme à Amsterdam qui achemine en tramway, des marchandises de dépôts extérieurs à la ville dans différents points de l’agglomération. De là, des camionnettes électriques les transportent dans les différents lieux de livraison. D’ici quatre ans, 55 tramways remplaceront 2500 camions dans la ville. Et sang gêner le trafic voyageurs…

 

Il y a plein d’idées innovantes comme celles-là, si simplement les écolos faisaient fonctionner leur cerveau.

Par granval
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Vendredi 24 août 2007

LETTRE OUVERTE à Monsieur

Nicolas SARKOZY 

Président de la République Française  

 

                                                        Arras, le 24 août 2007. 

 

                   Monsieur le Président,  

 

                   Je vous écris cette lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps. En mai 2006, j’ai été condamné à une amende de 1500 € suite à une dénonciation et une répression féroce des contrôleurs du travail. Responsable d’un établissement social qui accueille des adolescentes, j’ai autorisé un chef de service à faire enlever par un homme d’entretien 18 m² de plaques d’un faux plafond contenant de l’amiante. Pour me défendre contre l’acharnement de ces contrôleurs, j’avais fait venir  un huissier pour un constat et j’étais également poursuivi pour délit de blocage. J’ai heureusement été relaxé sur ce point.  

 

                   Mais pourquoi une telle sévérité pour ces quelques plaques d’amiante qu’il fallait simplement enlever des rails sur lesquelles elles étaient posées et qui plus est, étaient au dessus de la tête des enfants depuis des années sans que ça gêne qui que ce soit ? Sans doute que cela est arrivé au mauvais moment, lorsque les contrôleurs du travail utilisaient d’une manière lamentable l’assassinat de leurs collègues pour obtenir les moyens de réprimer plus.  

 

                   J’espérais au moins la clémence du Président de la République , qui l’avait accordée à d’autres, j’effectuais un recours en grâce. Celui-ci n’a pu aboutir car je n’avais reçu ni le jugement ni l’avis à payer des impôts. Lorsque j’ai reçu celui-ci, en avril 2007, je renouvelais  ma demande et j’ai reçu un nouveau refus en août 2007 aussi peu explicite que le précédent. 

 

                   J’avais parfaitement compris Monsieur le Président votre logique par rapport à la loi d’amnistie. J’ai aussi entendu que certaines situations seraient étudiées au cas par cas. Mais quand vous parlez d’étudier la grâce au cas par cas et de l’accorder au délinquant qui sauve des enfants de la noyage, nous n’avez visiblement pas pensé au cas de l’honnête citoyen qui a été condamné du fait d’un délit commis dans le but de protéger des enfants. Car, si dans le cas très improbable où ces plaques ont pu être nocives pour l’homme d’entretien qui les a manipulées pendant une heure, ne l’étaient-elles pas pour les enfants qui les avaient au-dessus de leur tête à longueur de journée ? J’ai donc été condamné et non gracié  pour avoir tenté, peut-être maladroitement, de protéger des enfants, lorsque nous constatons régulièrement que des adultes coupables de détournements de mineurs ne sont pas poursuivis, que des enfants abusés n’obtiennent pas justice et n’ont, plusieurs années après leurs révélations, aucune nouvelle. Nous constatons que la législation est inadaptée à l’intérêt des enfants accueillis dans les institutions sans pour autant satisfaire les salariés qui y travaillent et qui ont envie de travailler.  

 

                   Moralité, Monsieur le Président, dans ce beau pays de France que vous gouvernez, il vaut mieux maltraiter les enfants que tenter de les protéger.  

 

                   Vous dites aussi qu’il faut profiter de l’expérience des anciens. Je suis désolé, mais compte tenu de ce que j’ai exposé ci-dessus, j’ai demandé mon plan de carrière plus tôt que prévu, j’ai découvert que je peux partir plus tôt et je partirai avec mon expérience. Je ne peux de toute façon pas m’empêcher de penser que tous vos discours ne sont qu’illusoire. Mon expérience en est une preuve.  

 

                   Aussi, Monsieur le Président, chaque fois que vous exprimerez dans un média qu’il faut protéger les enfants, qu’il faut encourager les travailleurs qui veulent travailler, je ne manquerais pas d’envoyer un copie de cette lettre au même média. 

 

                   Recevez, Monsieur le Président, les salutations distinguées d’un citoyen découragé. 

 

                                                             D. GRANVAL   

                                                             Directeur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par granval
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