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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 10:09

Il y a un siècle, Raymond Poincaré rejoignait le roi George V d'Angleterre qui avait établi son quartier général à Merville. Voici comment le chef de l'état de l'époque relate cette visite.

Mardi 1er décembre 1914

Le matin, départ en chemin de fer,pour Saint-Omer. Viviani seul m'accompagne, avec le général Duparge et le colonel Pénelon. Nous arrivons à une heure. Le général Joffre, venu de son côté, nous attend sur le quai de la gare. Nous montons en automobile et nous nous rendons à Merville où se trouve le quartier général d'une division anglaise et où le roi George V nous reçoit dans une maison particulière, réquisitionnée par les troupes britanniques. Il porte un uniforme de campagne, pareil à celui du maréchal French, drap gris jaune, molletières, képi dont la visière est ornée de deux palmes d'or. Il me remercie aimablement d'être venu, me présente ses officiers et m'invite à m'asseoir à côté de lui, dans une automobile découverte, pour aller passer ses troupes en revue. Elles ont été, en grande partie, retirées des tranchées et échelonnées en deux files séparées, placées l'une en face de l'autre, de chaque côté des routes. Nous passons à vitesse ralentie entre ces deux rangs immobiles ; les officiers saluent ; les hommes, à la différence des Français, poussent des hourras. Dans toutes les localités que nous traversons, Merville, Hazebrouck, Estaire, les habitants massés nous acclament. Le roi est, comme toujours très affable et nous causons librement des émotions que nous avons éprouvées depuis quelques mois. Il paraît très satisfait que les Allemands ne soient pas venus à Calais. « C'était, dit-il, leur but évident et leur échec est d'autant plus grave que leur effort avait été plus puissant ». Le roi se félicite que les trois gouvernements alliés se soient mutuellement engagés à ne pas signer de paix séparée. « J'ai toujours été d'avis, me dit-il, que l'Angleterre devrait marcher contre l'Allemagne, si celle-ci déclarait la guerre à la France. Mais lorsque vous m'avez écrit, j'ai été forcé de vous répondre avec réserve, parce que mon gouvernement n'avait pas encore pris parti et que l'opinion britannique n'était pas prête à une intervention. J'ai dit à Grey : « C'est à vous de renseigner le pays ; vous parviendrez certainement à lui faire comprendre que l'Angleterre ne peut se désintéresser du conflit. » Grey est, en effet, arrivé sans peine à ouvrir les yeux de l'immense majorité des Anglais ».

Le roi paraît très vivement frappé des ravages qu'ont faits les Allemands dans les communes où nous passons. Il me montre lui-même spontanément, les maisons incendiées, les dégâts causés par les obus, et il se rend parfaitement compte que, dans la défense de la cause commune, nous qui combattons sur notre propre territoire, nous ne sommes pas les plus avantagés.

Nous visitons deux quartiers généraux ; nous passons en revue des cavaliers, des artilleurs, des fantassins, et nous revenons assez tard à Saint-Omer, où se trouve le quartier général du maréchal French. La ville a l'aspect d'une cité britannique. Partout des officiers et des soldats anglais, qui vivent dans les meilleurs termes avec la population. C'est cependant en très bon français que les Audomarois me disent leur joie de mon arrivée.

Ref : "Au service de la France

V. L'invasion par Raymond Poincaré

Plon - 1928.

La visite de Raymond Poincaré au roi George V à Merville

La visite de Raymond Poincaré au roi George V à Merville

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 15:52

Texte de Daniel Granval

Illustrations de Micheline Sottiez


 

   Il y avait un petit mulot qui vivait dans la forêt de Nieppe, au Tannay, à proximité de Thiennes. Il s'appelait Nestor, mais tous ses amis l'appelaient Totor.

 

Nestor ne se contentait pas, comme ses congénères, de se nourrir de grains, de plantes, de bourgeons, de fruits, d'escargots, de vers de terre... Il adorait manger des noisettes. Comme il ne savait pas les transporter du haut des arbres, il attendait patiemment qu'elles se détachent et tombent sur le sol pour les ramasser. Quand il en trouvait une, il la poussait avec son museau jusqu'à sa tanière. Celle-ci était constituée de deux pièces. Le séjour où il dormait et le grenier où il entreposait ses réserves.

 

Mais Nestor était contrarié. A la fin de l'automne sa réserve était pleine à craquer et il craignait de se faire voler.

Nestor 2

Un jour qu'il ramassait ses dernières noisettes de la saison, il aperçut un écureuil sur la branche d'un arbre. Celui-ci l'observait avec beaucoup d'attention.

- Tu ramasses des noisettes, lui dit-il ?

 

Nestor, méfiant, ne lui répondit pas. L'autre insista.

- N'est crainte. Cela fait plusieurs jours que je t'observe et je me réjouis de rencontrer quelqu'un qui partage ma passion.

Nestor et l'écureuil discutèrent de leur prédilection commune durant tout le reste de l'après-midi. Le lendemain il se retrouvèrent au même endroit, puis le jour d'après, puis les jours suivants. Au fil de leurs discussions, Nestor confia à l'écureuil ses craintes de se faire voler ses noisettes.

- Pourquoi ne me les confierais-tu pas, lui dit l'écureuil. Je les stockerai dans le creux d'un arbre, là où personne ne pourra les trouver. Chaque fois que tu en auras besoin tu me le dira et je t'en apporterai.

 

Nestor hésita. Confier son trésor à un tiers, c'est une idée qui ne lui avait jamais traversé l'esprit. Le voyant hésiter, l'écureuil ajouta :

- Et même si ta réserve est épuisée au printemps, je pourrai t'en fournir des miennes.

- Tu ferais cela pour moi, lui dit Nestor ?

- Bien entendu ! Je suis à ton service et tu verras qu'avec moi, tes noisettes seront en sécurité.

 

Durant tout l'hiver, cela se passa très bien. A chaque fois qu'il souhaitait des provisions, l'écureuil lui remettait ce dont il avait besoin. Avec la place qu'il gagnait, Totor avait réaménagé son logement, devenu ainsi plus confortable. Il avait transformé son grenier en local d'habitation avec des feuilles d'arbre, de la mousse, des herbes déchiquetées. Il s'y installait confortablement pour dormir.Nestor-3.jpg

 

A la fin du mois de mars le petit mulot se rendit à la grande fête du printemps. Il y rencontra une superbe "mulote" au regard irrésistible. Notre ami fondit comme une glace en plein milieu du Sahara. La belle n'était pas insensible à ses charmes et un grand amour venait de naître. Il grandit si vite qu'un mois plus tard Nestor et Célestine, sa bien aimée, décidèrent d'avoir des petits mulots et de vivre ensemble. Il n'y eut pas de mariage car on ne se marie pas chez les mulots, mais on ne s'en aime pas moins et on se promet fidélité.

 

Ils décidèrent de faire une grande fête. Les amoureux établirent une liste des invités. Tous les mulots de Thiennes, les musaraignes, les campagnols, les rats des moissons, les souris, étaient invités.

 

Nestor se réjouissait de ne pas avoir gaspillé ses provisions pendant l'hiver. Sa réserve lui permettait de nourrir amplement les convives invités à la fête. Il alla voir l'écureuil pour lui demander de préparer les trois mill

e noisettes dont il avait besoin.

- Désolé mon ami, lui répondit celui-ci. Cette quantité est trop importante.

- Comment ça, trop importante ? Il me reste au moins cinq mille noisettes dans ma réserve. J'ai largement de quoi me nourrir jusque l'automne.

- Je sais, mais je ne peux pas te donner plus de deux mille noisettes.

- Et pourquoi donc ?

- Pour ta sécurité.

- Ma sécurité ?

- Imagine qu'on vienne te voler tes noisettes. Je me sentirais responsable et je ne pourrais pas le supporter.

- Mais j'en ai besoin moi de mes noisettes. Il faut que je reçoive mes amis correctement.

- Désolé, c'est la procédure. Et les procédures sont prioritaires sur tout le reste.

- Procédure, procédure, je t'en donnerai moi des procédures. J'aurais mieux fait de me les garder mes noisettes.

 

Nestor sentait la colère monter en lui. Mais que pouvait-il faire ? Les mulots savent un peu grimper aux arbres, mais de là à y transporter des noisettes... Il s'en retourna chez lui en pleurant. Sa fête, et celle de Célestine, qui devait être le plus beau jour de leur vie sera gâchée à cause de cet abruti d'écureuil.

 

Quand il arriva dans son terrier, Célestine s'aperçut tout de suite qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Nestor ne voulait pas en parler. Il voulait éviter de chagriner sa compagne avec ça. Mais elle insista tant qu'il finit par se confier à elle.

- Ne t'inquiètes pas, lui dit-elle, nous arrangerons cela.

- Comment comptes-tu faire ?

- Vas retirer tes deux milles noisettes chez l'écureuil, et pour le reste fais moi confiance.

 

Vers la fin de la journée, Nestor vit arriver plusieurs amis chargés de lourds fardeaux. Certains apportaient des fruits, d'autres des baies sauvages, d'autres encore des graines, des plantes, des bourgeons, des champignons, des escargots, des vers de terre, des chenilles, des mille-pattes, du maïs, du blé, de l'avoine... Il y avait beaucoup plus de victuailles que tous les convives ne pourraient en manger. Et il y en avait de toutes les couleurs, des bleues, des vertes, des jaunes, des rouges, des violettes, etc. C'était un festin multicolore. Célestine et ses amis les avaient tellement bien assemblées que cela ressemblait à un gigantesque tableau artistique, digne des plus grands peintres impressionnistes.

- Mais tout cela n'est pas à nous, objecta Nestor.

- Ne t'inquiète pas mon Totor d'amour. Nous rembourserons nos amis quand nous aurons récupéré nos noisettes.

Et ce fut une très belle fête, une fête magnifique, comme on en avait jamais vue au Tannay. On en parla pendant tout l'été et dans toute la forêt jusqu'au Grand Dam1, situé à dix kilomètres de là. Même les poissons du canal de la Nieppe2, qui habituellement se souciaient peu de ce qui se passait sous les arbres, en parlaient

avec les têtards et les grenouilles.Nestor-4.jpg

Quand vint l'automne Nestor, aidé par Célestine, se remit à récolter des noisettes. A deux, ils en ramassaient beaucoup plus et ils devaient en prévoir pour nourrir les petits mulots qui étaient arrivés peu de temps après la fête. Un matin, l'écureuil appela Nestor.

Nestor 1- Eh l'ami, que t'arrives-t-il ? Tu ne m'a pas encore apporté des noisettes cette année.

- Non, répondit Nestor, et je ne t'en apporterai plus.

- Comment ça ?

- Figures-toi que je m'occupe personnellement de ma sécurité maintenant. Comme ça, quand j'aurais besoin de mes noisettes, elles seront disponibles. Et au diable les procédures !

Dépité l'écureuil s'en retourna sur son arbre pendant que Nestor fit un clin d'œil à Célestine qui riait et que le petits mulots s'amusaient à courir après un papillon.

 

Je remercie mon banquier de m'avoir inspiré cette histoire. Par contre, je ne le félicite pas pour la gestion de mes noisettes.

Daniel Granval

 

1 Lieu dit au sud est de la forêt de Nieppe.

2 Ancienne voie navigable partant de la Lys à Thiennes jusque La Motte au Bois.

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 15:53

Une seule représentation cette année pour la classe adultes de l'école municipale de théâtre.

Résultante du conflit entre le professeur de théâtre et la municipalité ?

ou

Malentendu ?

 

Toujours est-il qu'il vaut mieux conseiller à notre fidèle public de réserver à l'avance.

 

Je vous invite donc à venir encourager les élèves de l'école de théâtre qui, depuis un an, font les frais d'une histoire qui les dépasse, incompréhensible pour tout le monde.

 

Votre présence leur remontera le moral.

 

Rendez-vous le vendredi 8 novembre

à l'Espace Robert Hossein à Merville001.jpg

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 16:23
Le 6 octobre 2012 a eu lieu la projection du film "Patrick Vilmer" à Merville. Plus de 200 personnes ont assisté à la projection.
Une soirée mémorable au cours de laquelle cinéma et pêche aux moules se sont retrouvés en symbiose.
 
VOIR LA VIDEO
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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 11:38

Daniel-bebe.jpgQuand j'avais 1 an, on le montrait à tout le monde mon cul

A 11 ans, c'était une honte de montrer mon cul

A 21 ans, par provocation je montrais mon cul

A 31 ans, j'avais une femme qui me cassait l'cul

A 41 ans, j'en avais déjà marre des faux culs

A 51 ans, à cause de la RTT j'en avais plein l'cul

A 61 ans, la connerie du monde je m'en tape le cul

A 71 ans, à l'hôpital on le montrera à tout le monde mon culRespect-pudeur-des-patients.jpg

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 16:25

Vous vous intéressez à la ville de Merville. De nombreuses publications ont été faites sur cette commune. En voici une liste qui vise l'exhaustivité.                                                                  

 

Bibliographie-Merville.jpg

en 2012 :

Eglise Saint-Pierre, Historique et symbolique

 par André Calmein - Edition : Office de Tourisme Merville

en 2013 :

La Lys à Merville et environs

Par Daniel Granval - Edition : Club Cinéma de Merville

Chés cornet, chés ballots

Par Albert Debert - Edition : Nord Avril et Club Cinéma de Merville

en 2015 :

L'agriculture à Merville

Par Daniel Granval - Edition : Club Cinéma de Merville

 

 

 

Merville : livres parus sur la cité des CaousMerville : livres parus sur la cité des Caous
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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 13:22

Il y a quelques jours j'ai reçu l'email ci-dessous.

De : Colis Express [mailto:infos@colisexpress.fr]
Envoyé : lundi 20 février 2012 12:04
À : daniel.granval@wanadoo.fr
Objet : Colis France

 

Message Automatique de Suivi.

 

Bonjour,

 

Nous avons réceptionné un colis à votre attention depuis Lundi 13 Fevrier 2012,

 

Dans l'impossibilité de vous joindre, veuillez nous contacter dès réception de ce message,

 

afin d'avoir un suivi de livraison.

 

Colis France
Service clients entreprises:
Téléphone: 0899467619
Du lundi au vendredi de 8h à 19h et le samedi de 9h à 13h.

 

Commande n°7027xxx

 

Message Automatique de Suivi,
Ne suivez pas votre envoi. Il vous dit où il est !



 

Ce message me paraîssait bizarre. En principe, en cas d'absence, un transporteur sérieux laisse un avis de passage. Là, il n'y en avait pas.

Par curiosité, je compose le numéro indiqué. Une boîte vocale annonce qu'à partir du "bip", la communication sera facturée 1,25 € la minute. Je n'ai pas attendu le bip, j'ai raccroché aussistôt.

Par curiosité, j'ai envoyé un email à cette soi-disant entreprise de transport pour leur demander pourquoi il n'y avait pas d'avis de passage et qui était l'expéditeur.

Il s'agissait d'une adresse email bidon.

 

Si vous êtes confrontés à une situation identique, surtout ne pas appeler, et le signaler en vous connectant sur le site suivant : www.internet-signalement.gouv.fr


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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 19:57
Rien que ce titre risque de me valoir unbruler le code du travail procès en hérésie. Le code du travail est nécessaire pour protéger les salariés contre les abus des employeurs qui ont le pouvoir. Je ne conteste pas la nécessité de protéger les salariés. Nous ne sommes plus à l'époque de Germinal. Quant au pouvoir des employeurs, il ne me paraît pas si évident que ça. Et la meilleure façon de protéger les travailleurs, c'est de leur donner du travail. Hors, il me semble, que le code du travail actuel vise plus à protéger des salariés non travailleurs que les travailleurs salariés. C'est ce que j'essaie de démontrer dans cet article.
 
Alain, artisan à Roubaix avait une quinzaine de salariés. Exaspéré par tous les soucis qu'il avait à gérer au quotidien, il a déposé le bilan et licencié son personnel. Il a créé une nouvelle entreprise dans laquelle il travaille seul. Quand il a besoin d'aide, il fait appel à un collègue qui est dans la même situation que lui. Depuis, Alain est heureux. 
Dominique, menuisier à Merville, avait deux salariés et un apprenti. Il a préféré payer le prix fort des licenciements. Il travaille maintenant avec son fils qui prendra sa succession et il est hors de question pour lui d'embaucher. Maintenant, Dominique est heureux. 
Christelle est fleuriste. Elle n'a qu'une apprentie. Elle est exaspérée par les contraintes, la rigidité auxquelles elle est obligée de se soumettre. Elle se promet de ne plus jamais en reprendre. Christelle, pour le moment, n'est pas heureuse. 
Le lecteur de ces lignes, comme moi, connaît certainement dans son entourage des artisans ou des commerçants qui, comme Alain, Dominique et Christelle, préfèrent refuser du travail plutôt que d'embaucher du personnel. Ces employeurs potentiels sont ces centaines de milliers en France à refuser d'embaucher ou recruter un salarié supplémentaire. Et je ne parle pas de ceux qui le feraient bien et qui ne veulent pas franchir le seuil fatidique des dix salariés, ou des moyennes entreprises qui veulent éviter d'en arriver à cinquante... 
Code-du-travail-balance.jpgEt pendant ce temps, vous, moi et les autres citoyens français qui voudraient réaliser des travaux dans leurs maisons ont d'énormes difficultés à trouver une entreprise sérieuse. Soit ils y renoncent, soit ils s'arment de patience et attendent parfois plus d'un an. Pendant ce temps, leur argent au lieu d'être injecté dans l'économie, sert aux spéculations des banques. C'est quand même un comble, que des gens qui veulent confier du travail à des entreprises françaises, ont du mal à en trouver, alors qu'il y a des millions de chômeurs.
Imaginons un instant que chacun de ces artisans et commerçants qui ne veulent pas embaucher décident soudain de recruter un salarié. Ce serait des centaines de milliers d'offres d'emplois qui arriveraient sur le marché du travail, des milliards d'euros qui quitteraient le giron des banques pour s'injecter dans l'économie. Voilà un bon moyen de relancer la croissance. 
Mais alors, qu'est-ce qui bloque ces centaines de milliers d'artisans et de commerçants ? Poser leur la question. Ils vous diront qu'ils sentent une épée de Damoclès au dessus de la tête, que le manque de flexibilité les irrite sérieusement, et surtout leur fait peur au point qu'ils en ont marre et qu'ils aspirent à leur tranquillité, à ne plus devoir travailler deux fois trente-cinq heures par semaine pour ne gagner que des soucis et la hantise de se retrouver un jour au Prud'homme à devoir payer des sommes faramineuses, et se retrouver en faillite. Tout cela, parce que l'une des milliers de règles compliquées du code du travail leur aura échappé. 
Les-gros-employeurs-et-le-code-du-travail.jpg
Ce nouveau livre rouge de la pensée unique est truffé de textes incompréhensibles, indigestes, basés sur le principe "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué". Il augmente de quarante pages par an et il faut du papier plus fin que du PQ pour qu'il tienne en un seul ouvrage. Même les juristes ne s'y retrouvent plus. Faites l'expérience, je l'ai faite. Allez voir un avocat et exposez lui une situation quelconque. Je vous garantis qu'il lui sera impossible de vous donner une réponse dans l'immédiat. A cela s'ajoute la complexité des conventions collectives qui, à force de négociations et de renégociations, comportent des textes compliqués aux interprétations multiples. 
 
 
L'un des exemples les plus éloquents quant à l'aspect indigeste du code du travail, est la loi des trente-cinq heures. J'entend déjà les fleurons de la gauche protester, "j'attaque leur icone". Désolé messieurs, dames, je ne remets pas en cause les trente-cinq heures. Cela aurait pu être une bonne loi si elle avait été libellé comme suit :  
Art.1 A partir du 1er janvier 2000, la durée hebdomadaire légale sera de 35 h.
Art.2 Les heures supplémentaires de la trente-sixième à la quarantième seront majorées de 25 %.
Art.3 Les heures supplémentaires au delà de quarante heures seront majorées de 50 %.
Art. 4 Les heures effectuées le dimanche ou un jour férié seront payées double. 
Et c'est tout ! C'est pas beau ça ? C'est clair. C'est compréhensible par tout le monde. 
Eh bien, consultez le code du travail. Dans l'exemplaire que j'ai entre les mains (et qui me donne la nausée), datant de 2005, le chapitre sur la durée du travail démarre à la page 422 sur les 2632 (vous avez bien lu, comme pour les chèques,  je le note en toutes lettres "deux milles six cent trente-deux pages) avec l'article l. 212-1 et se termine à l'article 212-19, 37 pages plus loin. Et attention, avec une taille des caractères de 8. A elle seule, cette loi atteint le nombre de pages annuels supplémentaires et tenez vous bien, en 2000, le code du travail a grossi de 32 textes, lois, décrets,
 
ordonnances, arrêtés. 
Laisse-moi-faire-ma-sieste.jpg
Après une pause, pour me remettre de ma nausée, et vous de l'ingestions
 
provoquée par le paragraphe précédent qui démontre parfaitement l'abondance des restrictions qui suppriment toute flexibilité du travail, je continue. 
Bien évidemment, il faut des lois pour protéger les salariés. Mais quand celles-ci deviennent inaccessibles au citoyen moyen, c'est l'amorce d'une dictature au bénéfice des nantis qui maitrisent les méandres de ce labyrinthe. Et quand ces lois chargées de les protéger se retournent contre eux ! 
Antoinette était en instance de divorce. Elle avait un besoin d'argent urgent pour pouvoir se reloger. Elle demanda à son employeur si elle pouvait renoncer à une partie de ses congés payés et être rémunérée à la place. L'employeur qui voulait sincèrement l'aider, lui répondit qu'il ne pouvait pas le faire. C'était interdit par la loi.
004-copie-1.jpg
Question : Le code du travail est-il fait pour les travailleurs salariés ou pour les salariés non travailleurs ? 
Et qui s'en sort le mieux dans tout ça . C'est une fois de plus les grosses entreprises. C'est elles qui ont le plus bénéficié des lois Aubry. C'est elles qui bénéficieront le plus de cette loi idiote que nous prépare notre président avec sa TVA sociale qu'il ne faut plus appeler comme ça. Ces grosses entreprises qui ont les moyens de se payer des services juridiques sur le dos de leurs clients et parviennent le plus souvent, grâce à leur maîtrise de l'usine à gaz que constitue le code du travail, à contourner les règles grâce à des textes contradictoires. 
 
Pendant ce temps, le petit artisan est harcelé par un contrôleur du travail qui tente de régler ces problèmes personnels à travers la pratique d'abus de pouvoir. (L'article sur les abus de pouvoirs des contrôleurs du travail est celui qui est le plus consulté sur ce blog). Par exemple, il annoncera un PV à un commerçant qui utilise un cahier d'écolier comme registre du personnel, alors que c'est légal. Cela s'est réellement produit à St Laurent Blangy, à côté d'Arras. concours-Mme-Couenard-bis-copie-2.jpg
En réalité, sans réellement protéger les salariés, puisqu'il œuvre contre l'emploi, le code du travail renforce le pouvoir des gros et fragilise l'existence des petits. 
Alors, pour donner l'envie à des centaines de milliers de petits employeurs de recruter, il n'y a qu'une chose à faire : BRULER LE CODE DU TRAVAIL. Mais comme les règles sont une nécessité, ça implique d'en rédiger un nouveau, qui serait cette fois-ci négocié et rédigé par des personnes sérieuses et pragmatiques.
 
 
 
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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 23:16

Vous voulez savoir pourquoi les bleus ont perdu lamentablement la coupe du monde en Afrique du Sud. Ce n'est pas compliqué, je vais vous le dire :

 

 

C'est parce que

 

 

ILS SONT NULS.

 

 

Voilà, c'est tout et je ne comprend pas pourquoi les journalistes en font des tartines.

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 18:00

Pour comprendre les raisons pour lesquelles les voitures françaises se vendent de moins en moins, il suffisait de suivre les 24 heures du Mans. Peugeot avait des voitures ultra performantes qui ont manqué de fiabilité. Audi au contraire, avait des véhicules fiables. Le directeur de Peugeot sport affirmait le soir même que sont équipe avait fait tout ce qu'il fallait.

Quand vous achetez une voiture française, c'est pareil. On vous vend une voiture performante qui ne tarde pas à vous poser des problèmes et le constructeur prétend que ce n'est pas sa faute, quand vous avez la chance qu'il vous réponde. Vous achetez une voiture allemande, pas de problèmes, ça roule. C'est fait pour ça d'ailleurs.

Et comme les consommateurs français ne sont pas complétement idiots : ils achètent allemand ou japonais.

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